Nos producteurs

 

CboCdeco.com travaille avec des fournisseurs issus du commerce équitable, tous sont membres de l’IFAT (International Fair Trade Association) ou de la PFPCE (Plate-forme Française pour le Commerce Equitable).

 

 

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Bombolulu au Kenya

 

Produit : bijoux et broches en fil de fer aux motifs animaliers 

 

Contexte : 

Au Kenya comme souvent ailleurs, les handicapés physiques, considérés comme des parias de la société, se trouvent fréquemment expulsés, même de leur propre famille et ne peuvent survivre qu’en mendiant.

Pris dans le collimateur de l’ajustement structurel, l’Etat ne dispose d’aucun moyen pour créer des filets de sécurité sociale ; encore faudrait-il que ses dirigeants en aient la volonté politique ! 

 

Organisation :

Bombolulu souhaite favoriser la réintégration des handicapés physiques, d’aveugles et de sourds- muets dans la société par le biais d’une formation, d’un travail correctement rémunéré ainsi que de soins médicaux adéquats. Après la formation dans les ateliers de Bombolulu, les artisans peuvent trouver un emploi au centre. S’ils préfèrent travailler à domicile, Bombolulu met à leur disposition des outils de production, accorde des crédits avantageux et assure l’écoulement des produits. Tous les membres sont affiliés à une assurancemaladie/invalidité ainsi qu’à une caisse de pension. Les soins médicaux sont gratuits. 

Le centre a construit une crèche pour les enfants des artisans et récemment, un centre culturel ainsi qu’un point de vente se sont ouverts aux touristes. Actuellement, Bombolulu forme et occupe plus de 220 artisans, dont la moitié sont des femmes. Quelques-uns, environ 30 personnes, vivent avec leurs familles dans l’enceinte du centre, dans des  logements mis gratuitement à leur disposition. D’autres ont réintégré leurs villages. Ceux qui habitent seuls dans d’autres quartiers de la ville reçoivent une allocation couvrant une partie du loyer.

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Hasina Akter Moni

 

Produits : Articles en toile de jute

 

Situation Géographique : Dhaka

 

Moyens de communication :

Le quartier de Hasina étant situé dans la banlieue de Dhaka, à une demi heure des bureaux de Aarong, elle communique avec par téléphone.

 

La toile de Jute :

Le Bangladesh est le principal pays producteur de jute au monde. Cette matière première fibreuse est utilisée dans la fabrication de sacs, nattes, cordes et de base pour la fabrication de tapis. La jute est vendue sur le marché international soit comme matière première soit comme produits finis. Historiquement, la toile de jute est produite au Bangladesh industriellement mais aussi artisanalement. Depuis les années 60, la demande de jute nationale et internationale s’est effondrée, remplacée par des produits synthétiques à base de pétrole. Par contre la production artisanale a survécu grâce au soutien d’organisations de Commerce Equitable à travers le monde. C’est ainsi que l’association Bangladeshi de Micro Entreprises (BSCIC) organise régulièrement des formations pour ces petits entrepreneurs. Hasina est l’une d’elles et fabrique principalement pour le marché local mais aussi pour Aarong à hauteur de 5 000 euro annuel. Hasina a débuté le travail de la jute à 19 ans, elle en a maintenant 42 et est l’aîné de 5 frères et 3 soeurs.

 

Son entreprise:

Hasina a développé petit à petit l’activité et la taille de son entreprise et est aujourd’hui l’une des partenaires les plus réputée de Aarong dans son domaine. Elle a su développer des outils comptables transparents et des conditions de travail irréprochables pour ses employés. L’entreprise d’Hasina compte 10 salariés à temps plein dont la majorité sont des femmes. Aucun enfant de moins de 18 ans n’y travaille. Salaire et temps de travail : Les artisans travaillent 7 heures par jour, 5 jours par semaine. Ils ont un salaire fixe et un intéressement sur le volume descommandes.

 

Conditions de travail:

L’atelier ne produit aucune nuisance à l’environnement, la production étant de haute qualité et les produits utilisés tous naturels.

 

Origine des matières premières:

La toile de jute, le bambou et l’osier sont les matières premières utilisées,elles proviennent toutes de la périphérie immédiate de la capitale Dhaka.

 

Spécialisation:

Hasina est réputée pour la finition de ses articles produits mais également pour ses broderies. Son savoir-faire a été développé et encouragé par l’Association Bangladeshi des Micro Entreprises.

 

Relations avec Aarong:

Hasina a débuté sa collaboration avec Aarong en 1992 à une époque où les produits à base de toile de jute étaient en vogue sur le marché domestique mais également international. Mais avec l’arrivée de substituts synthétiques à base de pétrole, le travail de la jute a pratiquement disparu. 

Aarong avec l’aide d’ONG internationales travaille à ce que cetteforme de production respectueuse de l’environnement perdure et se développe à nouveau.

 

 

 

 

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CRAFTLINK Vietnam

 

Produits : Bambou laqué et mate

 

Craft Link a été fondée par des ONG internationales pour aider les artisans pauvres et marginalisés à améliorer leurs conditions de vie. Craft Link est à présent indépendante. Elle est gérée par des vietnamiens, professionnels du design et du marketing, fondée sur la participation active des artisans. Cette organisation de commercialisation favorise particulièrement les minorités ethniques des régions reculées du Vietnam, contribuant à la perpétuation d’un savoir-faire traditionnel. Craft Link stimule aussi la créativité des jeunes producteurs en leur offrant des lieux où ils peuvent expérimenter différentes techniques et développer de nouveaux produits. Ils y reçoivent également une formation à la gestion et en comptabilité. Craft Link veille à ce que les producteurs perçoivent une rémunération équitable et travaillent dans des conditions satisfaisantes. Des artisans handicapés et des enfants des villes bénéficient des projets sociaux de Craft Link. Le bambou s’inscrit dans une logique de développement durable, et apporte une réponse à la déforestation de la planète. Elle pousse deux fois plus vite qu’un bois ordinaire, et produit 30% d’oxygène en plus. Le bambou est aussi une source de revenus, de nourriture et de logement pour plus de 2 milliards de personnes ! 

 

Craft Link travaille directement avec les artisans. Aujourd’hui, une centaine de familles participe à l’aventure ; les artisans reçoivent un salaire deux fois plus élevé que celui pratiqué par le marché. Boutic Ethic s’engage à garantir de bonnes conditions de travail, valoriser le savoir-faire des collectivités artisanales, tenir compte des traditions culturelles et de l’organisation sociale des fabricants. Tout est fabriqué à la main, selon la technique traditionnelle du lamellé-collé : coupées à la machette, les fines lamelles d’environ 40 cm de long sont enroulées en spirales. On utilise une colle issue de l’arbre à pain et de sciure de bambou pour les assembler entre elles. L’objet est ensuite poncé, poli, et peint à la main.

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Drexco Crafts Haiti

 

Produits : objets en tôle découpée, en papier mâché et en bois

 

Contexte :

Produire son électricité, trouver des réseaux de communication… tel est le quotidien des fondateurs de ce projet ambitieux dans une Haïti en crise profonde, où il faut d’abord survivre.

 

Historique :

Née de la volonté de jeunes entrepreneurs hollandais et belges de promouvoir le développement d’Haïti en créant des activités rentables, la compagnie Drexco Crafts donne actuellement du travail à plus de 400 artisans, après en avoir formé elle-même la grande majorité. Ils fabriquent des objets en tôle découpée, en papier mâché et en bois. Ces articles sont soit utilitaires (porte rouleaux de papier, porte-crayons, crochets, anneaux pour clés,encadrements...) soit purement décoratifs, à pendre au mur comme des tableaux.

 

Organisation :

Les artisans travaillent soit à domicile soit dans les locaux de l’entreprise. Ils arrivent à gagner jusqu’à deux ou trois fois le salaire minimum légal, actuellement de G 36 (US$ 2.20) par jour. De plus, ils reçoivent un treizième mois à la fin de l’année et un congé annuel payé de 15 jours de calendrier. Ils bénéficient également de 15 jours de congé maladie par an, de consultations médicales gratuites et de prix subventionnés pour les médicaments. Les femmes qui accouchent ont droit à six semaines de congé payé. Les accidents de travail, y compris lors des déplacements pour se rendre au travail, sont couverts par une assurance. Enfin, ils profitent d’une pension alimentée par des cotisations à hauteur de 6% sur leurs salaires, payées à part égale par eux-mêmes et l’entreprise. Ce prélèvement de 3% est le seul prélèvement effectué sur la rémunération de l’artisan. 

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EMA, Calcutta, Inde

Equitable Marketing Association

 

Historique :

Depuis des décennies, de nombreux artisans de Kolkata (appellation nouvelle pour Calcutta) cherchent un revenu garantissant une existence normale. II s’agit souvent d’anciens paysans cherchant à échapper au fardeau de leurs dettes. Mais par manque de débouchés et de prix corrects, seules quelques familles arrivent à gagner leur vie. II y a longtemps que des solutions sont cherchées. Déjà dans les années 1960, de nombreux groupes d’entraide se sont créés, entre autres «la Société pour un Développement Economique Equitable» (Society for Equitable Economic Development). Se fondant sur une enquête lancée par SEED au début des années 1970, elle décide d’organiser les artisans en groupes et de créer un véritable réseau. Ainsi, l’association à but non lucratif « Equitable Marketing Association » (EMA) a été créée en 1976. Au début, elle comptait sept petites entreprises et neuf membres individuels.

 

Structure de l’organisation :

EMA se caractérise depuis le début par des structures démocratiques. L’association appartient à trois groupements à droits égaux: celui des artisans, actuellement au nombre de 42, celui des membres individuels (11 personnes, y compris les neuf membres fondateurs) ainsi que celui du personnel administratif (26 femmes et hommes). Le droit de décision ultime se trouve au «General Body», se composant de délégués des trois groupements qui sont souvent renouvelés. Un comité de contrôle surveille l’application des décisions, le «exécutive committee», composé également de délégués de tous les membres. Afin de faciliter la participation aux discussions, les assemblées se déroulent depuis quelques années en bengali et plus en anglais.

EMA s’engage à tous les niveaux à défendre l’égalité des femmes. Elle a introduit dans son organisation une rétribution paritaire des postes élevés; ce qui veut dire que si le Président est un homme, le poste de Directeur du comité de contrôle revient à une femme. Engagée pour un commerce équitable, EMA est depuis de nombreuses années membre de «l’International Fair Trade Association» (IFAT).

 

Buts / acquis :

Même si le nom «Equitable Marketing Association» ne l’indique pas, le but d’EMA n’est pas seulement de commercialiser les produits de ses membres. Le but principal d’EMA est de rendre les petits producteurs défavorisés - surtout les femmes et les ressortissants de castes inférieurs - aptes à se libérer par leurs propres forces de l’exploitation qui les opprime et de lutter pour une société plus juste. Les conditions de base pour y parvenir : un revenu assurant le minimum vital, la responsabilisation et la prise d’initiatives propres en vue d’atteindre une indépendance maximale. Dans ce but, les groupes sont incités à vendre le gros de leurs produits sur le marché local; la part exportée par EMA se limite à 25% au maximum. EMA consent des prêts sans intérêts, fournit des outils et matériaux de travail à des prix avantageux fabriqués si possible par d’autres groupes membres. Outre les formations professionnelles et sociales, EMA s’engage dans la prévention et pour les congés maternité. Elle a également établit un bureau de conseils.

 

Les producteurs :

Les 42 groupes membres travaillent dans plusieurs états fédéraux - surtout au Bengale de l’est et en Uttar Pradesh - dans des activités artisanales très diverses. Ils occupent en tout environ 2500 personnes, dont la plupart habitent à la campagne et pratiquent souvent un peu d’agriculture, au moins pour leur propre consommation. 29 sont reconnus comme coopératives, 8 comme sociétés privées, le reste se compose de 5 familles. Le salaire de toutes ces personnes se situe de 25% au dessus des salaires habituels.

 

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Sang Arun Lampang, Thaïlande

« soleil brillant »

 

Historique / Structures de l’organisation :

Dans les environs de la ville de Lampang, au nord de la Thaïlande, le sol contient de grandes quantités de kaolin blanc de haute qualité. Au Moyen Age déjà, cette région était réputée pour sa porcelaine précieuse. Vers la fin des années 1950 et à l’initiative d’un groupe d’immigrants chinois, les bases d’une industrie moderne de la céramique ont été jetées. Elle se développa ensuite au point qu’aujourd’hui, cette céramique, aux typiques motifs bleu et blanc, est connue bien au-delà du pays. Sang Arun («soleil brillant») est l’une des nombreuses petites exploitations familiales issue de cette immigration chinoise. Créée en 1976, Sang Arun fut la première entreprise à remplacer la cuisson de la céramique au bois par une cuisson au gaz : ce nouveau procédé permet non seulement une cuisson meilleure et plus régulière, mais il est aussi moins gourmand en énergie et préserve davantage l’environnement. Peu après sa fondation, Sang Arun a établi des contacts avec YDC.

 

Buts / Prestations :

Avec la production et la commercialisation directe de produits en céramique de haute qualité, Sang Arun vise à assurer des places de travail à la population indigène, notamment aux femmes. Depuis des années, cette entreprise a installé une crèche pour les enfants de ses employées; actuellement, deux éducatrices s’occupent de 20 enfants. En outre, Sang Arun accorde un congé maternité de trois mois et invite, une fois l’an, une équipe de médecins chargés de transmettre les principes de base de la puériculture. Grâce à la collaboration avec YDC, Sang Arun a obtenu des résultats probants dans le développement et dans la commercialisation de produits. L’entreprise s’est également assujettie au respect du contrat de base de la convention ILO et a introduit des conditions de travail et de salaires peu coutumières dans les entreprises privées. Contrairement à ce qui se passe dans maintes entreprises du pays, le travail des enfants est en effet exclu chez Sang Arun, l’âge minimal des employés ayant été fixé à 18 ans. Les employé(e)s reçoivent un salaire journalier sensiblement supérieur au salaire minimum. Ils bénéficient en outre de soins médicaux gratuits et même, en cas de besoin, de petits prêts d’argent à des conditions favorables. Par des campagnes d’information et d’autres moyens, Sang Arun contribue aussi à la prévention contre le sida, très répandu dans la région.

 

Les producteurs :

La population des environs de Lampang est composée principalement de petits paysans, cultivant du riz et des légumes pour leur auto-consommation. Rares sont ceux qui disposent d’assez de terre pour produire à destination du marché. Afin de subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreuses personnes travaillent dans les quelques 200 entreprises de céramique ou s’engagent comme journaliers dans des plantations de fruits ou chez de gros propriétaire terriens. Actuellement, Sang Arun occupe 300 employés, dont 250 femmes. La plupart proviennent de la population rurale; il s’agit généralement de jeunes femmes, sans formation et qui ne trouvent que peu de possibilités d’emploi. Grâce aux bonnes conditions offertes, ces femmes peuvent contribuer de façon substantielle aux besoins de leurs familles, y compris la formation des enfants.

 

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Tara, New Delhi, Indes

 

Contexte :

Tara est une déesse tibétaine qui mène l’homme de l’obscurité et de la dépendance vers la lumière et la libération. C’est aussi le nom d’une organisation fondée dans les années soixante dix par une famille d’universitaires, les Sharma, (qui continuent à en être les principaux promoteurs) dans le but de permettre l’intégration sociale et économique de la caste des Intouchables. Avec l’aide d’ONG étrangères, ils créèrent des projets d’artisanat. Aujourd’hui, le projet s’est diversifié et les partenaires de Tara sont des artisans, provenant de diverses couches de la société indienne, indépendamment de leur appartenance à une caste.

 

But :

Tara cherche à libérer les artisans de leur dépendance des intermédiaires commerciaux, à créer des emplois procurant des revenus corrects et à promouvoir l’initiative individuelle.

 

L’organisation :

L’organisation assure le lien entre 25 projets d’artisanat et le marché d’exportation par le biais exclusif du commerce équitable. Tara Projects est membre de l’IFAT (Fédération Internationale du Commerce Equitable). Tous les producteurs sont membres de Tara et tous les trois mois, ils se rencontrent pour rendre compte de leurs activités. Enfin, Tara veille à ce que la commercialisation locale soit prise en charge par les producteur/trices. Tara a mis sur pied des activités sociales: écoles destinées aux enfants des artisans et à ceux que l’organisation a réussi à sortir de l’exploitation artisanale locale, recherche et dénonciation de sites de production utilisant des enfants, activités politiques pour les droits de la femme, pour l’abolition du travail des enfants et contre les essais nucléaires. Les différentes étapes de fabrication de bijoux L’expérience de Tara porte ses fruits: des artisans lui font désormais appel afin de s’affranchir des intermédiaires, à l’image de certains bijoutiers du village de Sambhal. Ces derniers étaient connus pour la fabrication de peignes en corne. Suite à l’arrivée de peignes industriels en plastique, ils se lancent dans la production de bijoux en laiton, bois et corne. 

 

Aujourd’hui, une vingtaine de familles travaillent avec Tara s’engageant ainsi dans «la voie de la justice, de l’égalité et de l’honnêteté». Leurs conditions de vie se sont améliorées: ils disposent d’un marché, leurs enfants vont à l’école et ils s’entraident. Avec les bénéfices, ils ont notamment pu aménager des ateliers aérés. 60% des produits sont exportés alors que 40% sont écoulés sur le marché local.

 

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Végétaux d’Ailleurs, Sénégal

 

Produits : baobabs d’intérieur, graines de baobab

 

Situation géographique : Dakar, Sénégal

 

Historique :

C’est une association, créée en 1999 qui s’est transformée en une véritable petite entreprise basée à Dakar au Sénégal. Végétaux d’Ailleurs commercialise de petits baobabs prêts à planter, cultivés et travaillés sous forme de bonsaï. Ceux ci se conservent sans substrat ni eau plus de 9 mois. Ils sont emballés dans un packaging de fabrication 100% locale afin d’arriver à un produit fini, prêts à être livrés en France. Il faut de 6 à 8 mois pour qu’un baobab soit commercialisable.

 

Organisation :

Végétaux d’Ailleurs emploie 20 personnes régulières et une cinquantaine de journaliers suivant les besoins. Les femmes représentent actuellement 20 % des effectifs. L’ambition de Végétaux d’Ailleurs est de favoriser l’insertion des jeunes et des exclus par le développement d’activités économiques pérennes. Végétaux d’Ailleurs est avant tout un programme horticole qui forme de jeunes Sénégalais à des techniques de cultures viables et respectueuses de leur environnement,ceci afin de leur donner les outils qui leur permettront de créer leur propre micro entreprise.

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‘‘Youth Development Cooperation’’ Thaïlande

 

Produits : objets en bois de manguier, bougies, accessoires en soie

 

Situation géographique : Nord de la Thaïlande

YDC, émanation du YMCA de Chang Mai, exporte à diverses organisations de Commerce Equitable depuis 1982, son but étant de procurer des sources de revenus complémentaires aux populations rurales du nord de la Thaïlande. YDC collabore aujourd’hui avec 30 coopératives ou micro entreprises villageoises représentant au total 500 artisans.

 

Organisation : 

Le programme de YDC cherche en premier lieu à créer des opportunités de travail en milieu rural, car faute de revenus suffisants, nombre de jeunes se voient contraints d’aller travailler en ville. YDC a débuté en 1982 en organisant des formations sur l’artisanat dans les villages. Elle est responsable de l’écoulement des produits à l’exportation et assure un suivi en matière de contrôle de qualité et d’élaboration de nouveau design. YDC pré-finance les commandes aux producteurs pour leur permettre d’acheter les matériaux de base. YDC est entièrement financée par la vente d’artisanat. YDC a l’intention d’étendre ses marchés d’exportation au commerce conventionnel, tout en gardant le commerce équitable comme principalclient et comme ligne de conduite... Son chiffre d’affaire est stable depuis plusieurs années. L’organisation n’a pas souffert de la crise économique qui a généré une augmentation des coûts des produits de base importés pour la production (teintures et autres produits chimiques pour la céramique, emballages, etc.) mais qui lui à aussi permis d’être plus compétitive suite à la dévaluation du baht. YDC applique une série de critères pour la sélection des producteurs avec lesquels elle travaille:

• Priorité aux groupes de femmes

• Travail à domicile encouragé

• Création d’emplois, de préférence dans les villages

• Formation sur le lieu de production

• développement ou amélioration de produits afin de renforcer leur intérêt commercial,

• Prix, salaires équitables 

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Piel Acida Colombie

 

Piel Acida est née en 1997, dans le but de « créer de beaux cadeaux, ceux qui font sourire les gens ». C’est chose faite. Piel Acida travaille principalement la tagua et les écorces d’orange. 

La tagua est une graine de palmier qui pousse dans les bois tropicaux humides. On la nomme surtout « ivoire végétal » pour sa couleur, sa texture et sa durée de vie, proches de celle de l’ivoire animal. Elle fait l’objet d’un long processus de production : les graines sont séchées, décortiquées, lissées, découpées et trempées dans des colorants végétaux.

Les écorces d’orange sont récupérées auprès des vendeuses de jus d’orange des rues de Bogota, qui les trient et les nettoient avant de les vendre aux ateliers. Les motifs sont taillés à l’emporte-pièce, le tissu est découpé à la main et les pièces sont assemblées par de petites attaches ou de la colle. Leur secret de fabrication réside dans un travail quotidien de l’écorce et de son séchage. Ces créations possèdent un parfum estival unique : l’orange conserve un arôme délicieux.

 

 

Impacts sociaux

 

Intégration sociale et professionnelle : 31 femmes, majoritairement des mères célibataires, ont ainsi accès à        l’emploi.

Travail à domicile = conciliation du rôle de mère avec un emploi.

Conditions salariales : 40 h de travail hebdomadaire, 13e mois, couverture sociale.

 

 

Impacts économiques

Rémunération = salaire minimum local (496 900 COP soit 170 €) + primes de fi n d’année.

Complément de revenu pour les vendeurs de jus d’orange.

100 % des employés ont accès à des avances sur salaire.

 

 

Respect de l’environnement

Recyclage = coeur de métier de Piel Acida.

Activité très peu consommatrice d’énergie.

Matière 100 % naturelle et végétale ; extraction et exportation de la tagua très contrôlées par le gouvernement    colombien.

Tagua, ivoire naturel, une alternative au massacre des éléphants.

80 % des matières premières sont recyclées.

 

 

 

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La Chamba Colombie

 

La spécialité de cette production est la céramique noire, fabriquée par les habitants du village de La Chamba (sud-est de Bogota en Colombie). Ces potiers produisent une grande variété de plats, marmites et autres objets d’art de la table. Cette technique est vieille de 350 ans ; l’ouverture à l’export permet de perpétuer et valoriser cet artisanat. Les cuisiniers l’apprécient énormément car elle retient la chaleur et préserve les saveurs des aliments. Utilisés pour la cuisine, les plats et ustensiles sont très résistants et peuvent aussi bien être mis au micro-ondes, au four, sur une plaque électrique ou sur une flamme. La collection de La Chamba s’adapte à de nombreuses cuisines grâce à son aspect fonctionnel, sa grande variété de références et son design épuré.

 

Impacts sociaux

Maintien de l’emploi local = réduction de l’exode rural.

Revenus additionnels permettant aux étudiants de financer leur scolarité.

Financement de nombreux projets bénéfi ciant à l’ensemble de la communauté : équipements scolaires, musée,  puits, etc.

Redynamisation d’un artisanat séculaire : maintien des traditions + valorisation des compétences de chacun.

 

 

Impacts économiques

Rémunération = salaire minimum local  + primes de fi n d’année.

Accès au crédit facilité (La Chamba met à disposition des lettres de recommandation à destination des banques).

Avances sur salaires aux employés afin de répondre à leurs besoins d’investissement.

 

 

Respect de l’environnement

• Lobbying auprès des autorités locales pour une meilleure gestion des déchets.

• 100 % de matières premières naturelles.

• Sensibilisation des enfants à l’importance du respect de l’environnement.

 

 

 

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Atuto Honduras

 

Créé en 1995 par Holland Mills, designer et consultant pour l’ONG ATA (Aid to Artisans), l’atelier Atuto, installé dans les montagnes du Honduras, fabrique des meubles et objets de décoration à base de céramique, de métal, de bois et de fibres naturelles. Ces produits sont exportés partout dans le monde grâce à un savoir-faire et une créativité reconnus.

 

Transfert de compétences

10 % des produits sont dessinés par LCCE. Le travail commun des designers et d’Atuto permet d’adapter les besoins des consommateurs au Nord aux enjeux de développement des producteurs au Sud. Cela leur permet également d’échanger avec des personnes d’autres pays, et ainsi de valoriser leur savoir-faire.

 

 

Impacts sociaux

10 % des ventes d’Atuto sont versés à la fondation Ambos (créée par Atuto et ses partenaires, pour venir en aide  à la population victime de l’ouragan Mitch. Aujourd’hui, elle a pour but d’améliorer la qualité de vie des habitants du  Honduras).

100 % des employés d’Atuto ont un contrat de travail qui comprend une protection sociale et un système de  retraite.

 

 

Impacts économiques

• 14, c’est le nombre de mois de salaires versés aux employés d’Atuto.

• Leur rémunération s’élève à 7 565 HNL (soit environ 283 € par mois) = 38 % de plus que le salaire minimum légal

 du pays (5 500 HLN).

 

 

Respect de l’environnement

 

• Projet de plantation d’arbres : « Nous avons déjà planté 5 000 arbres ces dix dernières années. » Holland Mills,  gérant d’Atuto

 

• 80 % des matières premières achetées localement = diminution des émissions de CO2

 

 

 

 

Fiches producteurs & photos : Boutic ethic, Compagnie du commerce équitable, Artisanatsel.